De nombreuses PME industrielles produisent aujourd’hui des vidéos professionnelles.
Les images sont propres, le montage est soigné, le message semble clair.
Et pourtant, une réalité revient sans cesse sur le terrain :
ces vidéos ne génèrent ni contacts, ni demandes, ni impact mesurable.
Ce constat n’est pas une critique.
C’est un symptôme.
Un symptôme d’un décalage profond entre ce que les entreprises pensent faire et ce que leurs prospects perçoivent réellement.
Le faux sentiment de “travail bien fait”
Dans la majorité des cas, la vidéo remplit tous les critères attendus :
- elle existe
- elle est diffusée
- elle présente l’entreprise
- elle “fait sérieux”
Mais elle s’arrête là.
Elle n’est pas conçue comme un outil stratégique, mais comme une vitrine figée.
Or, en 2025, une vidéo qui ne s’inscrit dans aucun parcours n’est qu’un contenu décoratif.
Le problème n’est pas la qualité de la vidéo
Contrairement à une idée répandue, le problème n’est pas :
- la caméra
- le montage
- la durée
- le budget
Le vrai problème est ailleurs :
la vidéo est pensée pour l’entreprise, pas pour la personne qui la regarde.
Dans l’industrie, le décideur final n’est presque jamais le spectateur direct.
Et pourtant, la majorité des vidéos parlent :
- de l’histoire interne
- de l’organigramme
- des valeurs génériques
- des machines
Sans jamais répondre à une question simple :
“Pourquoi cette entreprise est-elle une réponse crédible à MON problème ?”
Une diffusion souvent inexistante ou mal pensée
Autre point critique observé :
la diffusion est traitée comme une étape secondaire.
Beaucoup de vidéos sont :
- publiées une fois
- partagées sans stratégie
- laissées sans suivi
Or une vidéo sans diffusion ciblée est invisible.
Et une vidéo invisible ne peut pas performer.
Dans les faits, une grande partie des entreprises ne savent pas où, comment et à qui diffuser leurs contenus.
Le coût caché de ces vidéos “inutiles”
Ce type de contenu a un coût bien réel :
- temps interne mobilisé
- budget de production
- énergie humaine
- opportunités commerciales manquées
Le danger n’est pas d’avoir fait une mauvaise vidéo.
Le danger est de croire que “la vidéo ne marche pas”, alors que c’est son usage qui est défaillant.
Un problème structurel, pas individuel
Ce phénomène ne concerne pas une poignée d’entreprises.
Il touche massivement :
- les PME industrielles
- les ETI
- les secteurs techniques B2B
Pourquoi ?
Parce que la vidéo est souvent abordée comme un objet de communication, et non comme un outil de conversion, de crédibilité ou de pédagogie.
Ce que révèle réellement ce constat
Ce que montre cette situation, ce n’est pas un manque de moyens.
C’est un manque de lecture stratégique.
Les entreprises produisent du contenu,
mais sans vision d’ensemble,
sans scénario d’usage,
sans logique d’impact.
Et maintenant ?
Ce constat est le point de départ d’une réflexion plus large :
comment concevoir une vidéo qui ne se contente pas d’exister, mais qui travaille réellement pour l’entreprise ?
C’est précisément ce que LIBTIA analysera en profondeur tout au long de l’année 2026, à partir de retours terrain, de cas concrets et d’observations réelles.
Sources et liens
Économie de l’attention dans l’audiovisuel
Durée et performance des vidéos d’entreprise
Stratégies vidéo et efficacité réelle
Analyse LIBTIA – Audiovisuel français début 2026