Dans beaucoup de PME industrielles, la vidéo n’est plus un sujet tabou.
Les dirigeants ont compris son intérêt. Les équipes communication ont fait des efforts. Les budgets existent.
Et pourtant.
Sur le terrain, chez LIBTIA, on observe régulièrement la même situation :
la vidéo est bonne, parfois très bonne… mais elle arrive au mauvais moment.
Pas au mauvais moment du calendrier. Au mauvais moment dans la stratégie globale de l’entreprise.
Ce que nous voyons réellement sur le terrain
Dans l’industrie, la vidéo est rarement absente. Elle est simplement mal positionnée.
Cas n°1 – La vidéo vitrine trop tôt
Beaucoup d’entreprises commencent par :
- une vidéo corporate
- un film institutionnel
- une vidéo "qui présente l’entreprise"
Sur le papier, c’est logique. Dans la réalité, c’est souvent prématuré.
Le public ne connaît pas encore l’entreprise.
Il ne comprend pas encore son expertise.
Il n’a pas encore identifié son problème.
Résultat :
- belle vidéo
- peu d’impact
- sentiment que "la vidéo ne marche pas"
Le problème n’est pas la vidéo. C’est l’ordre.
Cas n°2 – Une vidéo isolée, sans suite
Autre situation fréquente :
Une PME investit dans :
- un tournage
- une belle réalisation
- un contenu qualitatif
Puis… plus rien.
Pas de déclinaison. Pas de diffusion structurée. Pas de continuité.
La vidéo devient :
- un objet figé
- un contenu ponctuel
- une dépense, pas un levier
Sur le terrain, on entend souvent :
"On a déjà une vidéo, mais on ne sait pas quoi en faire."
Cas n°3 – La bonne vidéo, pour la mauvaise cible
C’est plus subtil, mais très fréquent.
La vidéo est bien produite. Le message est clair.
Mais :
- elle parle à tout le monde
- donc à personne en particulier
Dans l’industrie B2B, c’est critique.
Un dirigeant, un responsable production et un acheteur ne regardent pas une vidéo pour les mêmes raisons.
Quand le message n’est pas ciblé :
- l’attention chute
- l’impact disparaît
- la crédibilité se dilue
Pourquoi ces erreurs sont normales
Ces erreurs ne viennent pas d’un manque de compétence.
Elles viennent souvent de :
- la pression d’"avoir une vidéo"
- l’imitation des grands groupes
- le manque de recul stratégique
Dans une PME industrielle :
- on fait vite
- on fait bien
- mais on fait parfois sans scénario global
C’est humain.
Ce que les PME industrielles font bien (et qu’il faut préserver)
Il est important de le dire :
Les PME industrielles font beaucoup de choses bien.
Sur le terrain, nous voyons :
- des savoir-faire réels
- des équipes engagées
- des histoires authentiques
Ce qui manque rarement, c’est :
- la matière
- la légitimité
- la compétence
Ce qui manque plus souvent :
- la hiérarchisation
- le bon timing
- l’enchaînement logique des contenus
Le vrai enjeu n’est pas la vidéo, mais le moment
La question clé n’est pas :
"Faut-il faire de la vidéo ?"
La vraie question est :
"Quelle vidéo, pour quel objectif, à quel moment ?"
Dans une stratégie saine :
- On attire l’attention sur un problème
- On construit la crédibilité
- On apporte de la preuve
- On déclenche la prise de contact
Quand on inverse ces étapes, même la meilleure vidéo perd en efficacité.
Pourquoi nous insistons autant sur cet ordre
Chez LIBTIA, notre rôle n’est pas de produire plus de vidéos.
Notre rôle est de :
- éviter les dépenses inutiles
- protéger l’image des entreprises
- transformer la vidéo en outil, pas en vitrine
Sur le terrain, une vidéo bien placée vaut souvent mieux que trois vidéos mal synchronisées.
En conclusion
Si votre entreprise a déjà des vidéos :
- ce n’est probablement pas un problème
- c’est même souvent un avantage
La vraie question est simplement :
sont-elles utilisées au bon moment, pour la bonne cible, avec le bon objectif ?
C’est exactement là que tout se joue.
Analyse rédigée par LIBTIA – expertise audiovisuelle B2B & industrielle